Je me suis enfantée dans le sang Seule Avec l'Apocalypse selon Saint Jean pour me torcher
Ma proie ne s'échappe jamais sans abandonner un large morceau de chair Ce qui me permet de suivre le ruisseau de sang Jusqu'à la source
Le chien des voisins est mort Il m'avait mordu maman
Quand je n'élimine pas Les battements de coeur Je tue le temps
Vous aimeriez faire quoi mademoiselle M'occuper du genre humain Ah soigner les plaies D'un geste parfait
Vous devrez coucher avec lui Pourquoi Deux gardes du corps restent présents dans la chambre et il est probable qu'ils participent Une partouze ne me gène pas mais je préfère les tuer tous les trois Non élimination ciblée stricte Bien je vais préparer...
Tu ne dois pas faire confiance aux garçons Et les filles aussi maman Oui il faut t'en méfier J'ai peur maman
Je dévisage ma conscience lors d'introspections ludiques à chaque visite la lumière met en évidence un état d'abandon pièce poussièreuse devenue l'espace inutile ou le lieu des pensées mortes en tapis de feuilles sèches
Il existe trois sortes d'humains Les vivants Les morts Et moi
Tu sembles accepter ce monde Je n'aime pas les batailles inutiles Que fais tu des héros comme Guevarra Du Bacon
C'est quoi cette odeur Le mec dans la pièce à côté Il est mort Non sa jambe est pourrie
Je t'interdis de sortir ce soir Maman j'ai 15 ans bordel Obéis sinon Ferme ta gueule
Pourquoi tu ne prends pas le petit qui est tout triste Non je veux ce chaton là Tu n'as pas pitié du plus faible Maman c'est le plus fort qui doit être sauvé
La Femme scorpion 1972 de Shunya Ito désagrège magnifiquement la monotonie ambiante La plupart des réalisateurs devraient finir en boulettes de viande hachée Ils connaitraient un destin photogénique en sortant de l'anus d'un chien
Tu distribues une forme de morale non Tu évoques l'inversion des valeurs Exactement Il s'agit d'aversion
Vous avez le choix entre ramasser les ordures devenir dresseur de cerveau d'enfant vendre des croissants lécher l'écran d'un ordinateur tourner en rond alors que choisissez vous Les grands espaces
Ce positionnement m'amuse En prétextant oeuvrer pour tes frères Tu enfles comme un bubon Pour atteindre le paroxysme de la saloperie Ô Serviteur zélé de ton propre cul
Pourquoi refuser cette mission Je ne la sens pas Ton sixième sens féminin Non l'odeur de ta merde
Ces cons qui pondent des romans ou des pages minables me brisent les ovaires En toute modestie je vous le dis Je suis l'écrivaine du siècle
A force de vomir et de chier A force de saigner du nez des oreilles et des yeux Le désespéré accepta l'inimaginable Sa femme était toxique
Tu peux enlever la peau qui te protège racler la chair jusqu'à l'os et broyer ce dernier en poudre fine Tu peux abandonner l'espoir les projets et la tiède plénitude de l'instant Tu peux jeter ceux que tu aimes dans le froid de l'ombre Et pourtant Tu...
Trouble auditif Je ne suis pas l'amor
Donc tu ne crois en rien ni personne C'est d'un commun Et bien définis toi Je suis hors les mots
Il s'est effondré sur le sol puis il m'a regardé Il a dit quelque chose Non il a juste déféqué dans son pantalon C'est tout Oui c'est tout
Le commun construit son argumentation détermine son attitude en fonction de l'environnement ambiant Ce n'est pas mon cas Là réside la différence