Un jour, comme il faisait chaud, Zarathoustra s'était endormi sous un figuier et il avait mis ses bras sur son visage. C'est alors qu'une vipère vint et le mordit au cou de telle sorte que Zarathoustra poussa un cri de douleur. Lorsqu'il eût ôté le bras de son visage, il regarda la vipère : elle reconnut alors les yeux de Zarathoustra, se tordit de façon maladroite et voulut partir. « Mais non », dit Zarathoustra, « tu n'as pas encore accepté mes remerciements. Tu m'as réveillé à temps, mon chemin est encore long. »
Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra