L'oubli est allié indéfectible posé sur mon épaule ne m'abandonne jamais souviens de rien le présent est léger il faut pouvoir le faire brûler le temps les lettres enflammées et lancer dans le vide les vieilles peaux inutiles je suis morte et je vis au jour la nuit chienne méfiante de l'existence presque rien l'ignorance et la faiblesse de nos têtes on peut se donner aux passants à l'autre qui attend son miroir mais la viande est sur les os collée et prête à pourrir un matin une voix criera come on aux oiseaux crochus je passerai sur un pont pour regarder les reflets les eaux qui s'éloignent s'approchent image qui semble immobile l'idée que l'on se fait de soi rien de plus.